21. June 2004
By Olivier at 15:47
Encore et toujours Michael Rooney. Le chorégraphe du clip de Flawless a un
site, on peut y voir quelques unes de ses productions dont une pub chorégraphiée pour ebay qui lève encore un peu plus le mystère sur sa généalogie perso. Les fétichistes peuvent noter les références et les amateurs de karaoké joindre un nom à la liste de leurs protégés. En tous les cas, c'est assez brillant.
12. April 2004
By Olivier at 20:30
Ce week-end, dans le pathétique quotidien qu’est désormais Le Monde, se trouvait un pourtant drôle de texte écrit par un mec de Temps Modernes, Robert Redeker, par ailleurs prof de philo et collaborateur occasionnel de l’Humanité. Titre : L’anti-publicité, ou la haine de la gaieté. Propos : les anti-pub se trompent. Arguments (je résume) : « Consommer c’est désirer, et qui veut un monde sans publicité veut un monde sans désir ». Transitivité libérale bien envoyée... Conclusion : «Les anti-pub veulent une société dont la joie de la consommation aurait disparue, donc le corps. Ce sont les nouveaux iconoclastes, autrement dit les totalitaires ce sont eux, et non pas les publicités qu’ils accusent de laver le cerveau du peuple ». J’ai beau tourner ça dans tous les sens, je suis OK sur le fond, c'est même assez agréable de lire un argumentaire aussi provocateur.
Mais il manque tout de même un argument pour finir d’écrabouiller ces peu sexy activistes anti-publicité que l’on a vu à l’œuvre récemment dans le métro à Paris : c’est qu’ils utilisent, et en moins bien, exactement les méthodes qu’ils dénoncent (messages simples et directs, occupation de l’espace visuel, etc). C’est le problème de base des "gauchistes" avec la représentation : ils la critiquent mais ils ne savent pas mieux faire que d’employer ses méthodes… gauchement. Le cinéma dit « engagé », type Magdalene Sisters, est le fleuron historique de cette tendance. Les apparitions menottées de José Bové au journal de 20 heures en font partie. Même paresse et malhonnêteté intellectuelles fondamentales face aux programmes de télé réalité type Loft (sauf quand on s’appelle Ardisson et qu’on retourne sa veste en disant à Jean Edouard ce week-end sans sourciller, « Ouais, franchement, la real-TV maintenant c’est nul alors que le premier Loft avait une dimension warholienne »)…
Tout ça pour vous dire que la pub peut-être passionnante et qu’en ce moment, la période est faste : le film Adidas sur Ali père et fille (photo) est un monument d’embaumement fascinant, où le grabataire qu’est devenu l’ex-boxeur retrouve virtuellement ses gestes de 20 ans. Le voir pris dans cet élan SM et incestueux d'une rare violence est un spectacle fou.
PS: désolé pour la piètre qualité du visuel, je recherche activement une alternative.