Embrasse-moi idiot !

Embrasse-moi idiot !
Je suis finalement ravi de la Palme d’or attribuée à Farenheit 911 de Michael Moore (que je n’ai pas vu, mais on m’en a parlé en long en large et en travers, c’est malheureusement le genre de film où ça suffit).

Pourquoi ? Parce que les abonnés du Monde Diplomatique et autres alter-vivants de toutes espèces vont tiquer : eux qui croyaient lutter contre le méchant système, les voilà partenaires officiels d’une récompense applaudie des deux mains par des dadames en robes Dior du milieu du cinéma. Autrement dit : le débat va enfin s’ouvrir grâce à cette unanimité suspecte du côté des « intelligents », sur l’intérêt fondamental des films de M. Moore. Démagogie, propagande, bien pensante, texte, image, etc, cette publicité délirante faite au film, incomparable à celle qu’avait reçu Bowling for Columbine, ne va pas manquer de susciter des analyses tout à coup empreintes de suspicion.

L'imposture enfin révélée ? Bientôt, peut-être, entendra-t-on dans les cafés tonner cette réplique qu’un ami à la fois drôle et malin a improvisé samedi soir :
« Incroyable, ils ont donné la Palme d’or à un reportage de Karl Zéro de la semaine dernière ! »